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ARS  Bayonne

ARS Bayonne

L' Association de la Retraite Sportive pour des loisirs sportifs adaptés aux seniors du Pays Basque et du Sud des Landes

Publié par l'Association de la retraite sportive

 

Pour "Anglet Patrimoines",
Jocelyne Larcebal :

"En réponse à un de nos adhérents, je me permets de faire un petit rappel à tous, au cas où vous ne connaîtriez pas, vous non plus, le chemin piétonnier de Parme.   Il part des écuries de Parme, en haut de la route de Lavigne, rejoint le lavoir d'Houndaro, puis celui de Bessouye, longe le grillage de l'aéroport, passe devant les ruines de la ferme Mauléon, non loin de la tour de Lannes, à l'aire des Tamalous, puis longe le grillage jusqu'aux jardins familiaux de Girouette.   Le chemin piétonnier est jalonné de 6 ou 7 panneaux explicatifs sur l'histoire des lieux.
Bonne balade et bonne lecture !

Si plusieurs personnes sont intéressées, nous pourrions envisager d'organiser une visite guidée sur inscription, comme nous l'avions organisée pour la visite des moulins."
 

Pratiquement, l'ARS propose de faire un aller et retour sur ce chemin, en partant de Girouette et en allant vers Parme. Ci-après, vous trouverez les textes des panneaux explicatifs...

Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET
Rando Girouette-Parme   à ANGLET

Landes de Juzan-Girouette     Quartier Brindos.
Juzan signifie "coteau en pente ou versant" en gascon. Forêts, landes vallonnées, étangs, marais et barthes constituent le po maisons-fermes entourées de vastes terres cultivées, de vignes et vergers, s'installent sur les coteaux. Au fil des siècles, de nouv et dès le XVIIIe siècle apparaissent les jardins maraîchers.

La tradition maraîchère d'Anglet

Le terme de maraîchage apparaît au XVIIIe siècle. À Anglet, son âge d'or durera jusqu'au milieu du XXe siècle. Entre les champs de maïs, souvent dans les zones humides, et près des ruisseaux où sont implantées les cressonnières, fleurissent les jardins maraîchers et leurs serres. Y sont cultivées quelques spécialités locales, vendues sur les marchés : piment doux d'Anglet, carotte de Brindos, pomme de terre, cresson, fleurs... Les Biscay, Dulau, Moncade, Lissalde, Mendiboure sont les noms bien connus de maraîchers du quartier Brindos-Parme. Dès le XXe siècle, la vocation agricole subit cependant la pression du développement résidentiel et économique. Dans les années 20, le quartier Brindos est coupé en deux par la piste de l'aérodrome de Parme et depuis, nombre d'acquisitions foncières ont eu lieu pour développer l'aéroport. Aujourd'hui, la création de jardins vivriers (familiaux ou partagés) et quelques rares maraîchers poursuivent cette tradition dans le quartier.

Les jardins familiaux de Girouette

La tradition maraîchère, mais aussi la conscience des questions écologiques ont ravivé l'engouement d'Anglet pour les potagers. Ce terrain en pente de 4000 m², situé chemin de Juzan, juste derrière les serres municipales, et non loin de l'ancienne ferme Girouette, a été mis à disposition en 2011 par la Ville d'Anglet. Quinze parcelles cohabitent sur lesquelles chaque jardinier peut cultiver un lopin d'environ 170 m² clôturé, tout en disposant d'un branchement d'eau et d'un abri en bois. La gestion et l'animation des jardins sont assurées par l'association des Jardins Familiaux de Girouette qui a un rôle à la fois social et paysager. Le site de Girouette qui comprend les serres municipales, les Jardins familiaux et la plaine des sports, se trouve sur les terres des maisons Girouette et Juzantoujours existantes. Elles datent des années 1600-1700 et sont mentionnées dans le cadastre de 1831.


Plateau de Parme Quartier Brindos (nord)
S'élevant à 70 mètres d'altitude, le plateau est le point culminant d'Anglet. C'est sur ces hauteurs que les premiers peuplements du paléolithique s'installent (silex et pointe y ont été trouvés) et que le domaine le plus ancien d'Anglet va naître (cité en 1083). La ferme Mauléon et la Tour de Lannes sont classées en zone archéologique.

L'ancienne ferme Mauléon

Propriété du Syndicat mixte de l'aéroport de Biarritz-Pays Basque, acquise le 1er janvier 2008, la ferme Mauléon a été déconstruite en août 2015, frappée par le plan des servitudes aéronautiques (PSA) prévu par le Code de l'Aviation Civile pour sécuriser l'atterrissage et le décollage des avions. À la suite d'une étude archéologique préventive(2), la DRAC a émis des prescriptions avant démolition, ordonnant la conservation des soubassements ainsi que la récupération et la valorisation de deux ouvertures (une baie à meneau et coussiège (3) et une baie en plein cintre de la fin du Moyen  Age), présentées ici. L'origine de cette maison se situerait entre la fin du XV° et le début du XVIe siècle. Un acte notarié de 1621 évoque l'héritage de la métairie Bergouey dont le périmètre englobait la maison, un moulin à vent, un verger, une vigne et des terres. Trois des murs d'origine étaient particulièrement épais et comportaient des blocs d'ophite issus d'une carrière proche. Le cadastre de 1831 la mentionne comme ferme Mauléon, du nom de l'un de ses propriétaires cité en 1733. En 1955, la famille Forgeot(4) s'installe à la maison  Mauléon. Une partie de l'édifice sera transformé en salle de réception, accueillant des mariages jusque dans les années 2000.

La Tour de Lannes - Le moulin à vent d'Anglet

L'édifice est un vestige de moulin à vent (¹) dont la fonction est attestée par sa situation dominante, l'épaisseur de ses murs, les deux portes d'entrée dont l'une a été murée, les traces de l'escalier en colimaçon avec anneaux pour la corde, et l'emplacement du mécanisme permettant aux ailes de tourner. Il fait partie en 1621 de l'héritage Bergouey qui comprend une maison, un pressoir, un moulin à vent, une vigne, un verger à pommiers, des bois et de nombreuses terres. Le Moulin à vent d'Anglet figure sur la carte dite de Cassini (2). Sur la carte de 1874, on le nomme Tour de Lannes, nom du propriétaire de l'époque. La tour est aussi utilisée comme tour de guet en 1814, lors du blocus de Bayonne par l'armée de Wellington, et durant la seconde guerre mondiale. Elle aurait servi également de relais pour le télégraphe Chappe au XIXe siècle. Le moulin appartient toujours aux derniers propriétaires de la ferme Mauléon (famille Forgeot). C'est le dernier vestige de moulin à vent au Pays basque.

(1) Moulinaben, en gascon, moulin à vent et nom de la maison du meunier à côté du moulin.

(2) Carte de l'Académie, travail des père et fils Cassini, à l'échelle du Royaume de France (achevée en 1747).
 

Plateau de Parme
Vous êtes ici dans la partie haute de Brindos, un des quartiers les plus anciens d'Anglet. B(e)rindos est cité en 1083 dans le Livre d'Or de Bayonne(¹). Le nom vient de l'une des quatre maisons nobles rattachées dès le XI° siècle au vicomté de Labourd. Puis, Brindos constitue la première paroisse d'Anglet jusqu'au XVI° siècle, précédant celle de Saint-Léon.

Le hameau Brindos

Durant les siècles passés, l'activité du quartier est majoritairement agricole (vignes, vergers, terres labourables...). Au coeur du hameau se trouvent la maison Bessouye qui figure dans les registres paroissiaux et les minutes notariales à la fin du XVI° siècle, ainsi que les maisons Petit Bessouye, Amusty, Hitce, Landalde, Daguerre et Louise. Le propriétaire actuel de ces deux dernières a inscrit sur le mur de clôture le nom des maîtres de maison successifs, dont certains célèbres comme Pierre-Jacques Feillet (1794-1855), peintre et lithographe français, directeur de l'Académie de dessin de Bayonne entre 1844 et 1855, et sa fille Hélène Feillet, première femme peintre du Pays basque. En face, une buvette animait la vie des habitants du hameau, perdurant jusqu'aux années 50, tenue alors par une Madame Bon. En témoigne l'inscription "Buvette", toujours présente sur le pilier du portail de la maison California, ainsi nommée par son dernier propriétaire qui vécut en Californie.

(1) Livre d'or ou cartulaire de Bayonne, recueil en parchemin de copies d'actes ou de contrats ainsi qu'une liste de cens (censitaires) du X° au XIIIe siècle (980 à 1266) réalisées par des copistes au XIV° siècle.

Les anciennes maisons Daguerre (citée en 1610) et la ferme Bessouye (citée en 1606) sont toujours là.

La fontaine Bessouye (lavoir)

À la fin du XIX° siècle, une fontaine est construite sur la source du ruisseau d'Assouye Souye, au lieu-dit Bessouye, nom donné également à la ferme proche du lavoir. En bas du chemin pentu, elle est construite en pierre taillée et couverte vers 1935, d'un toit à une pente, supporté par des poteaux de bois reposant sur des plots de maçonnerie. Adossée au lavoir, fermée par une porte, se trouve la salle de captage de la source d'où part un tunnel de pierre, construit en 1871. Long de 390 m il passe sous la piste d'envol actuelle. Une partie de l'eau ainsi conduite rejoignait un réseau de tuyauteries qui captait également les eaux d'autres sources du plateau de Parme, et allait alimenter en eau la commune de Bayonne. Ce système d'adduction a été abandonné en 1930, mais la fontaine est restée en activité, alimentée e continu par la source. Quelques marches récentes permettent d'accéder au bassin où s'affairaient les blanchisseuses sur les six pierres à laver. Le bâti a été restauré en 2006 par la Ville d'Anglet avec l'aide des élèves du lycée professionnel Cantau.

(1) Les lavoirs d'Anglet portent le nom de fontaine.

 

Lavigne-Houndaro     Quartier Brindos (nord)

Aire de Lavigne 
La toponymie du quartier vient du nom des anciennes fermes, installées sur ce coteau exposé aux vents et alimenté en eau par de et la rue de Houndaro cachent encore quelques traces du passé.

Houndaro, la ferme d'antan

Le nom Hondaro(1) est très ancien. Il figure dès le XIVe siècle dans les archives notariales: Stephanus de Hundaro (1314), Sauvadon de Hondaro (1585). Selon la coutume, les personnes portaient le nom de la maison habitée ou le patronyme de leur père, et parfois les deux, jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Ainsi, pour Pierre de Lalande de Hondaro (1620) qui fut propriétaire du petit et du grand Hondaro, jurat de Bayonne en 1647 et échevin en 1661. La maison Hondaro/Houndaro(2) était une métairie comprenant la ferme, le pressoir, une vigne, un jardin, un verger à pommes et des terres. Elle confrontait les terres des maisons Durcos, Bess(o)uye, Damnesty et faisait partie avec la maison Bouheben/Bouhaben(3) du grand domaine de Belay, dans la paroisse de B(é)rindos. Houndaro figure dans le cadastre napoléonien (1831). Elle fut détruite lors du bombardement de Biarritz en 1944 et reconstruite au titre des dommages de guerre un peu plus loin. La bâtisse existe toujours. Un nouvel ensemble immobilier, dénommé Houndaro, se dresse depuis 2013 le long de la rue du même nom.

(1) Le patronyme Hondaro, du basque hondar(r), "sable " et hondar(r)o, "lieu de sables". (2) En gascon: Houn, Hont, source, fontaine - darrer, d'aron à côté de, derrière, couchant, ouest. (3) Bouheben/Bouhaben/Boha Vent du gascon "souffle-vent, endroit venté".

La Polive et la fontaine de Houndaro

La Polive qui prend sa source au plateau de Parme (sous la piste de l'aérodrome), alimentait autrefois les habitants en eau. Le ruisseau passe aujourd'hui sous la rue de Houndaro, ressort à fontaine oubliée, puis se faufile dans les bois jusqu'à l'avenue d'Espagne, traversant le vallon de Houndaro puis celui de Bouhaben. Trois cressonnières se trouvaient sur son parcours dont une alimentée par une autre source. La fontaine de Houndaro se nommait autrefois Belle fontaine ou La Houn de les tres.
Houns (¹) évoquant trois sources en dénivelé qui l'auraient alimentée. Le captage des sources a disparu mais les vestiges de l'ancien lavoir (2) demeurent, indiquant que le quartier était un haut lieu de bugade(3) au début du XXe siècle. Le bassin comptait dix pierres à laver. Un réseau hydraulique avec deux bassins de réserve, desservis par un petit aqueduc maçonné, permettait aussi au bétail de s'abreuver.

(1) Houn, fontaine en gascon. (2) On nomme alors fontaine les lavoirs.

Le quartier fut coupé en deux, il y a cent ans, par les installations aéroportuaires, sonnant la disparition de nombreuses maisons et terres agricoles sur ce coteau bien exposé et alimenté en eau par de nombreuses sources. Les signes de sa mémoire sont encore présents.

Au détour des rues

La croix de Fortuné est le témoin d'une époque passée, où les saints du calendrier parlent saisons, semis et récoltes, où se conjure le mauvais sort. À l'origine, la croix est située près de la ferme Fortune (¹) plus au nord. Toutes deux furent détruites lors du bombardement du 27 mars 1944 par les Américains, puis reconstruites en 1949. La maison Fortune fut à nouveau démolie comme une quarantaine de fermes du quartier pour agrandir l'aéroport en 1954. La croix est ainsi déplacée à l'intersection des voies Lavigne et Houndaro. Elle sert aussi de reposoir lors des processions religieuses partant de l'église Saint-Léon. La route de Lavigne évoque le passé viticole du quartier. Jusqu'au XIXe siècle, les paysans d'Anglet sont appelés "vignerons" et les archives notariales des siècles passés recensent vignes, pressoirs et vergers dans les fermes, avant que Parme ne devienne un haut lieu du maraîchage. De nombreux puits (l'arrêt de bus porte le nom des 7 puits) témoignent de la présence de l'eau. Sources et ruisseaux quadrillent le quartier, permettant aux maraîchers d'arroser leurs cultures. La maison Floride, à l'angle de la route de Lavigne, possède toujours son puits et son lavoir.

(1) Transcrite Fortune au cadastre de 1831.


Chasse à courre et écuries

Le quartier a une mémoire équestre. En 1919, Henri Bigueyrie est formé en Angleterre pour apprendre les codes de la chasse à courre, très prisée de la clientèle fortunée de l'Entre-deux-guerres. On chasse le renard dans le Pignada et dans les bois de Parme. Henri Bigueyrie en est le piqueur (1). En 1925, sur les conseils du financier Alfred Lowenstein (2), il achète des terrains route de Lavigne et construit les écuries de Parme, Horse's House. Elles comprennent dix-huit boxes à chevaux et cinq pour les chiens. Sur la lancée, Henri Bigueyrie crée également un parcours d'obstacles et un manège. Il participe à des concours et des cross très appréciés du public. Sa fille Jacqueline est une brillante cavalière, reconnue dès ses 16 ans. Après la Seconde Guerre mondiale, le parcours d'obstacles se transforme en terrain maraîcher, appelé Les Serres de Parme. En 1972, Jacqueline vend les écuries à la commune de Biarritz qui les loue à la Société des courses de trot. En 2019, elles sont remises en vente par la commune après une première décision annulée en 2017. Le bail de la Société des courses de trot s'achève en 2021.

(1) Valet de limier qui encadre la meute (terme de vénerie). (2) Financier belge (1877-1928). À l'origine du quartier et du golf de Chiberta.